Creality Filament Maker M1 + Shredder R1 : la machine qui transforme vos « fails » en filament (et pourquoi elle m'intrigue au plus haut point) ♻️🧵
Si vous imprimez fréquemment en FDM, vous savez ce qui se passe : des supports, des purges, des tours de purge, des prototypes ratés, des pièces qui ont « presque » réussi... et une boîte (ou trois) pleine de plastique qui vous regarde avec un air de « et maintenant ? ».
Eh bien, Creality a décidé de s'attaquer de front à ce problème avec un système que, sincèrement, je demandais au secteur depuis des années : un recycleur de filament de bureau conçu pour les makers. Il s'appelle :
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Creality Filament Maker M1 (extrudeuse de filament)

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Creality Filament Shredder R1 (broyeur + séchoir)
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Et la promesse est forte : broyer les déchets et les retransformer en filament, sans avoir à monter un atelier industriel dans votre garage.
Dans cet article, je vous explique ce que c'est, comment ça marche, ce que vous pouvez en faire, quelles sont ses limites et pour qui je pense que c'est pertinent (et pour qui ça ne l'est pas). Et si ce n'est pas votre truc, je vous laisseun lien vers tous nos filaments.
Qu'est-ce que le Creality M1 + R1 exactement ?

Pensez-y comme un « mini-écosystème » de production de filament :
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Le R1 est chargé de broyer et de sécher le matériau (oui, deux étapes en une).
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Le M1 est chargé de fondre ces granulés (qu'ils soient vierges ou recyclés) et d'extruder du filament avec un diamètre contrôlé.
L'intéressant est que Creality le présente comme un flux fermé : « des déchets aux granulés » et « des granulés au filament ». Et cela a beaucoup de sens en 2026 car nous imprimons de plus en plus... et nous gaspillons aussi de plus en plus (surtout avec le multicolore).
L'idée clé : ce n'est pas « seulement recycler », c'est fabriquer du filament sur mesure
Ici, il y a deux approches distinctes :
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Recycler vos restes (purge, échecs, petites pièces) pour récupérer de la matière.
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Créer des filaments personnalisés : couleurs exactes, effets (paillettes/nacré), mélanges avec des fibres, même des filaments « naturels » avec des poudres (café, bois, etc.).
Creality pousse beaucoup la deuxième approche, car il ne s'agit pas seulement d'« économiser », mais de créer un filament avec des spécifications propres. Si vous travaillez dans la production, la marque ou l'agriculture, cela peut être une arme.
Comment fonctionne le flux de travail, étape par étape
1) Vous collectez les « déchets » utilisables
Creality indique clairement que le R1 est conçu pour les déchets d'impression typiques, toujours dans certaines limites.
✅ Prêt à être traité
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Rebuts de purge
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Morceaux de plastique irréguliers (de taille gérable)

⚠️ Nécessite un pré-traitement (couper/casser auparavant)
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Grandes pièces
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Blocs solides
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Formes arrondies (qui seraient moins bien broyées)
🚫 Non recommandé
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Mélanger des matériaux (ex. PLA + TPU)
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Matériau ancien, humide ou dégradé
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Filament exposé aux UV ou qui semble « brûlé »
Cela me semble une bonne chose : si l'on ne filtre pas bien la matière première, l'extrusion devient une loterie.
2) Vous le mettez dans le R1 (broyage + séchage)
Le R1 fait deux choses qui, normalement, sont faites séparément en DIY :
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Il broie le plastique

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Il sèche le matériau dans le même processus

Creality appelle cela un système « hybride » de dry-crush, et l'objectif est d'obtenir des particules uniformes, de petite taille, afin que l'extrudeuse fonctionne de manière stable par la suite.
Important : pour la stabilité, Creality recommande que, si vous utilisez du recyclé, vous le mélangiez avec des granulés vierges (par exemple 50/50). C'est super réaliste : le recyclé pur perd souvent de sa consistance, et le mélange vous redonne de la stabilité.
3) Ces granulés vont au M1 (extrusion)
C'est ici qu'intervient le M1, qui est le « cœur » du système.
En théorie, le M1 :
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fond les granulés
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maintient des températures contrôlées par zones
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extrude le filament
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refroidit de manière contrôlée
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et l'enroule
Creality parle d'un système de chauffage multi-zones et d'un refroidissement par air également segmenté, ce qui est essentiel car le filament s'abîme au refroidissement s'il n'est pas stable (diamètre incohérent, ovalisation, etc.).

4) Résultat final : un filament avec une tolérance contrôlée
Et voici la donnée qui m'intéresse le plus :
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Avec des granulés vierges : tolérance de ±0,05 mm
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Avec des granulés recyclés : tolérance de ±0,1 mm
Traduction réelle :
±0,05 mm est déjà un niveau assez « sérieux » pour un usage maker.
±0,1 mm peut être parfaitement utilisable, mais cela dépendra de votre imprimante et de vos exigences (petites buses, vitesses élevées, etc.).

Rendement : combien de filament peut-il produire ?
Creality annonce une production allant jusqu'à 1 kg/h.
Si cela se vérifie dans des conditions réelles, c'est énorme pour un système de bureau. Cela dit : la réalité est toujours plus dure que le marketing. Ce qui m'importe ici, c'est :
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la stabilité du diamètre
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la consistance du matériau
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la répétabilité
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et le niveau d'entretien nécessaire
Mais, sur le papier, la capacité est très prometteuse.
Matériaux compatibles : attention, c'est très important

Creality indique une compatibilité jusqu'à 350°C et mentionne les familles typiques :
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ABS
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PETG
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ASA
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PA (nylon)
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PC
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TPU
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PET
Cela ouvre un monde... mais ici, je suis prudent : le TPU et le nylon en recyclage domestique sont toujours plus délicats en raison de l'humidité et du comportement. Que ce soit compatible ne signifie pas que c'est « plug & play » sans expérience.
Si vous êtes un maker moyen, le point fort se situera dans :
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PLA / PETG
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ABS / ASA (si vous contrôlez la température et la ventilation)
Sécurité et environnement : filtres et air pur
Un point que j'apprécie (et que beaucoup de gens ignorent), c'est que Creality mentionne la filtration :
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HEPA
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charbon actif
C'est essentiel, car la fonte du plastique génère des particules et des odeurs (selon le matériau). Qu'ils incluent la filtration dans un produit conçu pour le bureau me semble un signe qu'ils veulent le rendre « grand public » et pas seulement pour les geeks avec un extracteur industriel.
Le détail qui me semble « killer » : fabriquer du filament personnalisé au prix mentionné.
Il y a un point que j'adore : Creality propose des utilisations telles que :
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granulés vierges + masterbatch de couleur
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granulés + paillettes/nacré
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granulés + fibres
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granulés + matériaux « naturels » (bois/poudres)
Cela vous permet de faire des choses du genre :
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« Je veux mon rouge exact de marque »
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« Je veux un filament texturé »
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« Je veux une teinte militaire qui soit toujours la même »
Et attention : il y a là un marché pour les fermes d'impression, les magasins et les créateurs de produits.
Prix, réservation et dates : comment le lancement est-il planifié ?
Creality le propose via crowdfunding/réservation avec acompte :
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Acompte : 50 $ (remboursable)
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Lancement prévu sur Indiegogo
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Date mentionnée : Mars 2026
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Expéditions estimées : T2 2026
Prix « VIP » (si vous versez un acompte), selon ce qui a été publié :
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M1 : 649 $ (PDSF 1149 $)
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R1 : 349 $ (PDSF 649 $)
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Bundle M1+R1 : 899 $ (PDSF 1699 $)
Et ils parlent également d'un kit de démarrage si vous achetez le M1 (granulés PLA + masterbatch de couleur) pour que vous puissiez produire votre première bobine.
Au niveau stratégique, Creality est agressif : ils veulent que beaucoup de gens s'y mettent, et rapidement.
Comparaison rapide : cela concurrence-t-il Filabot, 3devo et le monde du DIY ?
Oui... mais sur un point très précis.
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Les systèmes professionnels sont généralement plus chers et plus robustes.
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Les systèmes DIY sont moins chers mais avec beaucoup de frictions : calibration, tolérances, enroulement, séchage, etc.
Ce que Creality essaie de faire, c'est le juste milieu :
👉 "qu'un maker normal puisse le faire sans doctorat".
S'ils parviennent réellement à obtenir :
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une tolérance décente
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un flux stable
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et une utilisation relativement simple
Cela pourrait être le premier recycleur "grand public" d'une grande marque.
Ce que j'adore... et ce qui m'inquiète (sans blabla)
✅ Ce que j'adore
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Que ce soit un vrai système "de bureau" (non industriel)
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Qu'il inclue un broyeur + séchage (c'est souvent le goulot d'étranglement)
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Qu'il vise des tolérances précises (même s'il faudra les vérifier par la suite)
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Qu'il se concentre sur le filament personnalisé (cela ouvre la créativité et les opportunités commerciales)
⚠️ Ce qui m'inquiète
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Qualité réelle du filament recyclé (±0,1 mm c'est bien, mais il faut voir la consistance)
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Maintenance (lames, nettoyage, résidus, poussière de plastique)
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Mélanges étranges : les gens vont y mettre n'importe quoi, et s'énerveront quand ça ne marchera pas
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Attentes : cela ne remplacera pas l'achat de filament premium si vous êtes super exigeant... du moins pas au début
Pour qui cela a-t-il vraiment du sens ?
Je vais être clair :
✅ Oui, cela a du sens si...
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Vous imprimez beaucoup (ferme d'impression, maker avancé, atelier)
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Vous générez beaucoup de purges (multicolore, changements de matière)
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Vous avez un makerspace ou un centre éducatif
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Vous êtes intéressé par la fabrication de filament spécifique (couleurs, mélanges, branding)
❌ Cela n'a pas autant de sens si...
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Vous imprimez une mini par mois et c'est tout
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Vous ne voulez pas toucher à la calibration, au séchage, aux matériaux
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Vous vous fichez de jeter les déchets (même si... on devrait s'en soucier un peu 😅)
Ma conclusion personnelle
Pour moi, c'est l'un des lancements les plus intéressants de l'année car ce n'est pas "juste une imprimante de plus".
C'est une pièce du puzzle qui manquait : boucler la boucle du filament.
Si l'exécution est bonne, cela peut :
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réduire les déchets
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réduire les coûts dans les fermes d'impression
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permettre des filaments personnalisés
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et pousser le secteur vers un modèle plus durable
Est-ce un "game changer" ?
Cela pourrait l'être... mais seulement si le filament qu'il produit est stable et facile à obtenir avec consistance.
Si vous voulez voir le projet officiel, le voici :
Creality Filament Maker M1 & Shredder R1 : https://crowdfunding.creality.com/